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Mardi 17 juillet 2007

La parole est d'argent et le silence, bla-bla, doré sur tranche et ce genre de salade ... Non, je n'ai pas baissé pavillon, de loin pas, je connais quelques "culs cousus" qui vont le sentir passer ! Quoi ? mais mon verbe en or massif, que diantre ! Il se trouve que le roman en construction que l'on pouvait lire il y a peu encore à cette adresse est construit, terminé, dans la boîte, prêt à la publication selon le projet exposé. La censure est passée par là-bas, elle ne passera pas par moi !

Il faut que je remercie Arnolphe, Géronte, Orgon, Dorine et tous les autres, ils m'ont offert une pierre de touche, une mesure à la médiocrité, à la médisance, à la pudibonderie et à l'hypocrisie ... C'est ainsi que des lieux et des gens ont laissé leur trace dans la littérature. J'aurai voulu croire avoir affaire à des individus, si ce n 'est cultivés, du moins adultes. Entre fausses sorties du placard, secrets de polichinelle et coupable confusion, je me suis retrouvé dans un "complot à Clochemerle". Remarquez, il y a des réputations qui ne sont pas volées ! Yonville-l'Abbaye paraîtra une mégalopole de science et de culture comparativement.

Quant à l'avenir de ce blog ? je vais y verser désormais les réflexions annexes à la rédaction de mon roman historique, Les  Mémoires d'un Révolutionnaire, une sorte de carnet de note. Je n'aurai pas la dent plus ... "tendre", je vais continuer de servir son paquet à ce pays qui se croit exonéré de tout examen de conscience. Je rappelle à mes contempteurs, au passage, que j'ai reçu une bourse du DFJ, des affaires culturelles, pour ce travail. Je rappelle à ces braves gens que je suis certainement l'auteur le mieux placé pour un tel travail : je comprends le pays de Vaud de l'intérieur, quasiment par atavisme étant certainement d'une souche plus ancienne que tous les petits messieurs qui trouveraient à redire, je mets à cela un point d'honneur quasi nobiliaire, ce qui expliquerait le panache !

Blague à part, un auteur n'est pas là pour chanter les louanges d'autorités trop assises, à moins que l'on ne se trouve dans un système despotique ! Aurai-je été abusé ? n'aurai-je pas senti le vent tourner ? On finit toujours par oublier les actions d'un Laharpe et on finit toujours par le louer, étrange paradoxe du bouc émissaire ... Voilà une histoire qui me rappelle quelque chose, pas à vous, Messieurs de la censure ?

par Jean-Paul II publié dans : gay
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Dimanche 27 mai 2007

(Complément au Récit de la vie d'un jeune homme vaudois à la dérive)

 

Le hasard ne fait pas partie de mes convictions ... Il me vint, samedi après-midi, une furieuse envie d'acheter une compilation de Dalida; l'envie n'était pas gratuite, j'avais vu un reportage sur sa carrière. Cela fait vingt ans que la diva se suicida. Dimanche matin, je me mis donc à écouter l'une ou l'autre chanson des cinq CD du coffret acquis, tout en travaillant à la mise en forme de La Dignité   et plus exactement à celle du Récit de la vie d'un jeune homme vaudois à la dérive.

 

Je ne vous cacherai pas ma surprise devant la dureté de mes propres mots. Arnolphe, Géronte, Orgon et tous les autres : Dieu ! quel terrible constat dont je ne forçai pas un trait pourtant ... Arnolphe ne fut pas que ce garçon vain et vénal, il était aussi un drôle de p'tit mec capable de remonter le moral de la troupe en chantant tout Dalida en tête de colonne, les fameuses marches de 50 km de l'école de recrue. Je crois qu'il est encore ce garçon aux bonnes joues rouges, au rire facile et à l'affection franche. Lorsque nous vivions ensemble, je regardais ses goûts musicaux avec hauteur et un peu d'irritation. Il se trouve que Dalida - en bonne place dans son palmarès - me renvoyait à l'enfance, au logement familial, à mes souvenirs de "pauvre". Je n'y entendais que de la honte, rien de la justesse des paroles ni du vibrato de la voix. 

 

Je ne compte pas revenir sur mon Récit de la vie d'un jeune homme ... , un certain jeune homme auprès de qui je goûtai aux joies plaisantes de dîners de famille dans le jardin, de promenades avec le chien de la maison sur les quais de Morges, auprès de qui je crus être un gay comme un autre. Je prisai cette paix simple et cordiale et resterai ému à son souvenir jusqu'à mon dernier souffle. Je ne sus peut-être pas louer à temps la délicate plénitude de ces instants fugaces, de ce bonheur bourgeois. Je dois rendre grâce au courage d'Arnolphe : il avait plus à perdre que moi dans cette rupture. Il savait ; depuis le temps il avait compris que j'étais amoureux de son sourire, de sa joie, de sa jeunesse, de la fraîcheur de son teint, de sa famille ... et pas de lui.

 

Ne vous méprenez pas, lecteurs, ne soyez pas aussi confus que l'auteur qui vous parle et ne cherchez pas à broder un conte de fée si le prince ne figure pas dans la distribution. La meilleure des doublures ne fera jamais l'affaire mais grâce à mon Arnolphe, un garçon de sept ans mon cadet, rencontré à l'occasion d'un séminaire d'histoire sur les techniques d'armement durant la guerre de Trente Ans, je connus la valeur d'un foyer ... Je connus la chaleur d'une tribu et j'appris les codes élémentaires de l'affection. J'appris aussi les limites de tout cela, l'hypocrisie nécessaire qui accompagne tout cela.

 

Qu'importe le noceur dévoyé qui semble avoir disparu de la scène lausannoise, cela ne retranchera jamais rien à la séduction fraîche qui m'attacha à lui dès nos premières rencontres, un cocktail maladroit et émouvant de poses sexy, d'amitié, d'un rien d'admiration et de plein de promesses. A disséquer l'Arnolphe buveur, l'amateur de cocaïne, le garçon trop facile, la pétasse à la mode, j'espérais peut-être retrouver le jeune Arnolphe de vingt-et-un ans, lui rendre une sorte d'authenticité que j'eusse dévoyée du simple fait de notre relation.

 

 

 

par Jean-Paul II publié dans : gay
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